Mais là, je ne pouvais louper une si belle occasion, la fusion du désormais célèbre Beetle Show des cox-family avec le Run Day. Ma décision était prise, cette fois j’en serais ! Je contacte le Richi, rendez-vous pris pour se retrouver sur la route samedi en fin d’après midi (obligations professionnelles pour l’un et familiales pour l’autre). Evidemment, comme toute concentre qui se respecte chez les Cox-Brother’s, le trajet doit-être impérativement ponctué d’une panne. Et contrairerement à ce que je pensais, c’est le Richi qui cette fois-ci succombera à l’appel de la mécanique de campagne. Motif de la punition : une marche arrière franche et sans arrière pensée en sortant d’une cour. Bilan : la cox stoppée net lors de la rencontre du turbo look et du crochet de portail ! Après autopsie, reste 1cm de passage de gaz après le collecteur, une bride d’échappement arrachée sur un cylindre, le silencieux qui frotte contre la roue. au total, une heure et demi de ferraillage pour tout remettre en face et reprendre la route. Remonté comme des pendules que l’on étaient, les deux 1600 n’ont pas chaumés pour nous convoyer jusqu’à Lure en 2 heures et des bananes.
Arrivés sur place après 22h, après avoir réussi à localiser cette satanée base aérienne qui n’a, de part son isolement, rien à envier à sa cousine la base 51 (mais si vous vous souvenez la base des zovni dans X-Files !!!), on retrouve sur place les autres membres arrivés plus tôt dans le week-end. Là, malgré la fraicheur ambiante (et oui c’est ça la Bretagne en novembre … hein !), l’ambiance est déjà bien chaude, les streap-teeseuses sont à l’œuvre, les furieux malheureusement présent sur toutes les concentres s’adonnent au traditionnels coup de gaz et autres demi-tours nocturne endiablés. Mais là où je me trouve un poil surpris, c’est au moment où j’entends un peu plus loin le glougloutement des V8. Plutôt inhabituel sur une concentre VW, mais d’un coup je me rappelle qu’il ne s’agit pas seulement du Beetle show , mais également du 2nd Run Day, et qui dit run, dit ricaine. Bercé par cet enchanteur bruit de V8 donc et bien aidée par les breuvages enivrants de la Boone Family (merci les gars, le côte de Genouilly …..huuuuummm le p’tit Jesus en culotte de velours !!) je trouve le sommeil dans la plus judicieuse invention de ces dernières années, j’ai nommée la tente Quechua qui se déplie toute seule comme une grande.
Au petit matin, réveil difficile sous la grisaille du ciel…. punaise, merci les Boones pour le Genouilly , ça c’etait bien , mais le brulot ça tape un peu dans la tête !!!! bon je dépasse le désagrément des bisons galopant dans ma tronche pour faire un tour d’horizon des véhicules présents. Bin mon cochon, y’a déjà quelques beau specimen ; dans le coin des shop, Rudy de WPK nous gratifie d’un drag à la finition époustouflante ; à la vue de la caisse, l’image de confiture de fraise m’ai venue rapidement, de part sa couleur déjà et de part sa faculté à attirer les mouches, le nombre de paire d’yeux rivé à cette cox en faisait également l’une des plus compliquée à photographier. En face des shop, le club nous offrait un petit display sympa avec la présence d’un split hoodride, une paire d’ovale Old-school, un joli variant et quelques autres VW tout plus jolie les unes que les autres. Mais trêve de flâneries, les mecs en modernes se sont levé tôt pour en découdre sur le dragstrip… et bien ils ont bien de jouer un peu avant que les Flat4 et V8 se mettent en branle, parce ces messieurs ont pris une sévère leçon ; à noter tout de même la présence d’une 205 à turbo taper jusqu’à l’os d’une redoutable efficacité. Bon une efficacité toute relative face à la Camaro de Pelletier, là les enfants, moi qui, jusque là, ne comprenais pas ce qui pouvait motiver des mecs à accélérer comme des damnés en ligne droite pour tous couper 400m plus loin , j’ai pris une baffe en travers de la gueule je vous raconte pas. Voir un pilote se battre avec SA mécanique sur 400m pour la tenir en ligne droite, ce n’est même pas descriptible ! Et le bruit … l’utilisation de la piste aéronautique prend ici tout son sens ! Bien évidemment on a pu assister à l’ancestrale baston V8, Flat4 avec un plateau quasiment équivalent.
Je pense désormais que l’on ne peut pas « raconter » du run ; il faut le voir, le vivre, vibrer sous le son des moulins à l’agonie, sentir les odeurs de pneus brulés, d’embrayage cramé, d’huile bouillante, bref le run c’est un tout, une combinaison de sensation, malheureusement j’ai également peur que ça soit une drogue dure et déjà j’en resens l’effet de manque.
Heureusement la pluie nous a fait décrocher du grillage bordant la piste, juste le temps de plier les gaules avant de se prendre un ragot de flotte sur le coin de tronche, qui nous pousse à l’abri … vers la buvette. Moment idéal pour taper la causette avec le gars CNR qui nous prépare un monstre pour la saison prochaine (un 2.6 type 4) mais chut ! on ne va pas tout dire maintenant. Quand je vous dis que c’est une drogue dure, vous auriez vu la dilatation des pupilles du gars lorsqu’il nous parlait de sa machine ! En attendant Christophe roule dans le Manx strippé par Jean-Do, vous connaissez Jean Do ? C’est un local pourtant !!! visez un peu la galerie photo vous verrez le travail accompli c’est épatant. On a pu voir également, un split raze bitume, tout droit débarqué des stazunis, peinture de folie sur tole droite comme les routes de Haute Saône ! A noter également au rayon camionnette , un rarissime Barn-Door 23 fenêtres. Matez la galerie pour avoir un aperçu du restant du plateau.
La pluie refaisant son apparition, on prend la décision de se mettre en route, à trois cox cette fois : Lolo et son Kinder surprise s’étant joints au convoi. Message aux frangins Boone : on vous confirme que le 1200 du Lolo, bin c’est un 1200, par contre si vous aviez du mal à suivre avec votre 1600….. êtes vous sur qu’il s’agisse d’un 1600 ? Retour donc par les vastes étendues de la Haute-Saône et leurs interminables lignes droites vallonnées (manquait plus que les kangourous pour se croire en Australie), sur le chemin nous avons à plusieurs reprise croisé des Bikers revenant de la concentre de Couches, il nous a même semblé, à Richi et moi, voir Fred43 sur un porte bagage mais non en fait c’était une toque de Davy Crocket!
Bref, 3 ans c’est long, trop long, bienheureux d’avoir pu de nouveau revivre l’ambiance des meetings, mais punaise pourquoi est ce qu’il pleut toujours quand je fais des concentres ? Je pense que je n’attendrais pas 3 ans avant la prochaine, peut-être que ça conjurera le sort !